CENTREDEDECOUVERTE
 En ce moment
 Nos équipements
 Nos prestations
 Au fil de l'eau
 L'annuaire "vert"
 La Boutique

Critique en herbe propose aux enseignants de collège d’engager leurs élèves dans un travail de publication sur Internet de critiques de cinéma

 SIZUN
 
Contact
Infos pratiques
Qui sommes-nous ?
2008
La légende de l'Elorn

En remontant l'Élorn

L'histoire de l'Elorn est riche en anecdotes.

La vallée des légendes

Selon la légende, il y a bien longtemps, Deux chevaliers bretons, Néventer et Derrien, au retour d'un pèlerinage en terre sainte assistèrent à un étrange spectacle. Du haut d'une tour du château le seigneur des lieux Elorn se jette dans la rivière qui passe au pied de la forteresse.

Nos deux pèlerins le retirent de l'eau sain et sauf. Elorn leur donne le motif de son geste désespéré.

La région est dévastée par un dragon féroce et sanguinaire. Pour apaiser son courroux, le roi du pays a décidé que chaque semaine, le sort désignera une personne qui sera offerte à la voracité du monstre.

La famille d'Elorn a été particulièrement touchée par le sort.

Seuls lui restent son épouse et son fils Riok, encore un enfant. Et le destin cruel et implacable vient cette fois de désigner Riok.

Accablé par un tel malheur Elorn a voulu mettre fin à ses jours.

Nos deux chevaliers, lui promettent s'il consent à devenir chrétien de le débarrasser de la bête.

Mais Elorn est païen et ne veut pas renier les croyances de ses ancêtres.

Il consent toutefois à fournir une terre, où l'on bâtira une église et que son fils soit élevé dans la religion chrétienne.

Ces propositions ont l'assentiment de Néventer et Derrien qui se rendent à l'antre du dragon. Ils lui commandent de sortir ce qu'il fait et ils lui passent une étole autour du cou.

Le monstre doux comme un agneau, tenu en laisse par Riok est présenté au seigneur de Tolente et par la suite, conduit au bord de la mer où il se précipite dans les flots.

En souvenir, ce lieu fut appelé « Poul Benz Aneval » qui serait le « Pontuzyal » actuel dans la paroisse de Plounéour-Trez.

La rivière qui longeait le château et qui se nommait « Dour Doun » fut à partir de cette époque appeléeElorn.

Une église fut bâtie à Plounéventer et Riok, arrivé à l'âge de 16 ans, refusa l'héritage de son père et décida de se faire ermite.

Il établit son ermitage à Kamelet devenu par la suite Camaret.

Saint-Guénolé ayant entendu les grands éloges que l'on faisait de Riok, le visita et l'emmena à l'abbaye de Landévennec, où il mourut devenu très vieux.

Saint Budoc, troisième archevêque de Dol déclara solennellement en 633, saint Riok patron du pays de Camaret.

Combien de Rochois, se rappellent-ils encore du nom de cet enfant de leur pays ?

Les légendes ne manquent pas concernant la Roche, malheureusement, l'histoire les contredit. L'une d'entre-elles voulait que le comte de Léon, Morvan, qui devint Roi des Bretons aurait, en ces lieux, combattu l'Empereur Louis Le Pieux et aurait été tué au cours d'une guérilla atteint à la tempe d'une flèche franque.

Mais les historiens s'accordent pour penser que le vieux roi breton vécut au Minez Morvan, près du petit ruisseau de saint Brandan, affluent de l'Elle.

Que ce soit près des berges de l'Elorn ou des rives de l'Elle, notre valeureux roi n'a pu ignorer le saumon et il est vraiment dommage que sur ce point, l'histoire ou la légende ne fassent allusion a ses qualités de pêcheur.

Laissons derrière nous, la Roche, son rocher et son vieux pont romain.

La rivière devient maintenant plus accueillante, ses berges dégagées, ses eaux plus claires, avec ses algues qui reviennent.

L'Elorn revit.

Nous dépassons sans nous arrêter le moulin Branellec, l'ancien moulin Martin, la chute de chez Jouan et sa passe à saumons, simple et efficace.

La grande prairie de Brézal nous mène à Pont-Christ. Petit hameau placé au bord de l'eau, dont l'église a paraît-il inspiré le compositeur de la chanson, mondialement connue, « La petite église ». Au sommet d'un raidillon, le vieux moulin de Brézal surplombe la rivière.

Suivant la légende, de peur que la digue de l'étang ne soit emportée par les eaux, il y avait en permanence un cavalier enfourchant un ardent destrier, prêt à alerter les Landernéens pour fuir l'inondation.

Et comme nous sommes dans la légende, je ne peux résister à la tentation de vous conter celle de la création de l'Etang de Brézal.

« Un jour, il y a bien longtemps, du côté de Pont-Christ, une femme tenant un enfant dans ses bras, errait dans la campagne.

Elle avait déjà quémandé dans plusieurs chaumières. un quignon de pain pour son enfant. Mais partout, elle avait essuyé un refus. Elle arrive ainsi à la dernière maison, moins misérable que les autres et se faire rabrouer. Elle insiste, en demandant que ce morceau de pain lui soit donné « au nom de son fils ». Ces mots attendrissent la fermière qui accède à son désir.

Alors la mendiante qui n'était autre que la Vierge Marie, lui dit : Puisque tu as donné du pain à mon fils, la première chose que tu feras demain, tu le feras toute la journée.

Ceci met la paysanne dans l'embarras et elle se demande ce qu'elle pourrait bien faire toute une journée qui serait d'un certain rapport.

Le soir, elle se couche avec son sac d'écus et se dis... si je les compte du lever du jour à la nuit je serai une femme très riche ».( ah ces sacrés léonards !)

Mais... car il y a un mais !

le matin ; au chant du coq, elle éprouve un besoin naturel et se rend derrière la maison pour effectuer un petit pipi.

C'était la première chose qu'elle effectuait et elle dut la continuer jusqu'au soir.

C'est ainsi qu'est né l'Etang de Brézal !

Heureusement, depuis cette légendaire pissade beaucoup d'eau a passé par l'étang.

Nous ne quitterons pas Pont-Christ sans jeter un regard sur les ruines de la Pêcherie.

Ces murs délabrés qui intriguent bien souvent les touristes et même les pêcheurs sont tout ce qui reste d'une Pêcherie de saumons.

Hormis que l'on sait qu'elle appartenait aux vicomtes de Léon et de Rohan, les archives sont muettes à son sujet. Mais par analogie avec ce qui s'est passé à Châteaulin l'on peut supposer que sa destruction date de la période révolutionnaire, après l'abrogation des privilèges.

Après Pont-Christ et jusqu'au niveau de la gare de Landivisiau. il n'y a rien de particulier. La rivière a été bien mal traitée au cours du siècle dernier et les grands travaux effectués à cette époque laissent encore des cicatrices.

Outre la culture du lin qui prit une extension importante au cours du 19e siècle et dont la pollution qui en résultait, surtout par l'opération dite de rouissage, eut une nocivité comparable à celles des élevages actuels de porcs, il y eut aussi l'ouverture du secteur Guingamp-Brest de la voie de chemin de fer qui eut lieu le 26 avril 1865.

On peut sans trop d'imagination se figurer l'état lamentable dans lequel devait se trouver la rivière pendant plusieurs années, car l'accord du Parlement pour la création d'une voie ferrée Paris-Brest remonte à 1842.

Quand on sait que l'ouverture de la nouvelle route de Morlaix (ex. RN 12) eut lieu en 1843, quel devait être l'état d'esprit des pêcheurs de l'époque ?

Le Dragon de l'Elorn est mort depuis longtemps, mais la rivière a toujours une épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête : la pollution. Tant que cette menace subsistera nous ne pourrons pas dire que l'Elorn est la « Rivière Jolie » du cinéaste ou « l'Elorn aux rives constellées de truites et bleuies de saumons » du poète.

Pour qu'elle redevienne ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être, traquons sans répit ces pollueurs, souvent ignorants ou insouciants, mais toujours malfaisants. Rejetons aussi les aigris toujours mécontents, qui voient tout en noir, éternels pessimistes qui n'ouvrent la bouche que pour enlaidir une situation qui, malgré eux, s'améliore et qui ne connaissent qu'une seule activité, l'inertie.

Si nous avions laissé faire ces massacreurs de rivières et écouté ces sirènes insidieuses, il y a belle lurette que notre Elorn aurait de nouveau perdu son nom et serait devenu "Le Rio Merda".

Article précédent Article suivant

 Et aussi...

2006
Eau'pération énergie

2006
NUIT de la CHAUVE-SOURIS

2006
2006 UN EXCELLENT MILLESIME

2007
Semaine du développement durable

2008
Restaurer et entretenir une rivière ... POURQUOI ?

2009
UN PEU D'HISTOIRE

2010
LA MAISON DE LA RIVIÈRE : une source inépuisable de découvertes

MARDI 16 FÉVRIER 2010
NOS ANIMATIONS D'EDUCATION ET DE SENSIBILISATION A L'ENVIRONNEMENT

SAMEDI 26 JUIN 2010
Prochaine randonnée guidée en Bretagne

SEPTEMBRE 2010
SORTIE DECOUVERTE : Frayères à Saumons

JOURNEES MONTS D'ARREE
Pêche à la mouche en BRETAGNE : guidage saumon
RANDONNEES dans les monts d'arrée en Bretagne
Reportage TV
SEMAINE EUROPEENNE DE LA REDUCTION DES DECHETS
Sentier de randonnée accessible aux personnes en situation de handicap avec postes pêche et parcours sportif de pêche à la mouche
SPECIAL SCOLAIRES
STAGE DE PECHE A LA MOUCHE EN BRETAGNE, DANS LE FINISTERE AU COEUR DES MONTS D'ARREE